En 2011, j’ai créé mon premier vrai site. Pas pour un client. Pour moi. C’était mes premiers pas depuis ma rencontre avec Olivier Roland et sa formation Blogueur Pro.
Quinze ans plus tard, j’accompagne des indépendants et des TPE du Morbihan sur leur visibilité en ligne. Je crée des sites, je fais du SEO, je forme. Et quand je regarde en arrière, ce que ces quinze ans m’ont appris ne ressemble pas du tout à ce que j’aurais pu lire dans un livre de marketing.
Voilà ce que le terrain m’a vraiment enseigné.
On n’apprend vraiment qu’en mettant les mains dedans
Avant 2009, j’étais en restauration. Serveur, barman, crépier, pizzaiolo. L’envie d’entreprendre était là depuis mes 16 ans, mais le quotidien passait d’abord. Le web, je le regardais de loin, avec une curiosité croissante et sans trop savoir quoi en faire.
2009, Je commençais à regarder sur la toile et à essayer de comprendre ce que je pourrai faire. Ce n’est qu’en 2011, que je découvre un business modèle qui me parle et dès lors, je prend la décision de ne plus juste regarder.
J’ai créé le site au-potager-bio.com. Un site sur le jardinage bio, un domaine que je n’étais pas censé maîtriser mieux qu’un autre, mais sur lequel j’ai appliqué ce que j’apprenais et bien entendu qui me passionnait. Au delà des pratiques de jardinage et de permaculture, je ne me rendais pas forcément compte que j’apprenais en parallèle les méthodes SEO, la création de contenus réguliers, la gestion de liste d’abonnés, la conception des premiers produits numériques, plus tard les effets de leviers etc…
Dix ans plus tard, ce site générait 65 000 visites organiques par mois, 2 500 clients, 35 000 abonnés à la newsletter. J’avais développer une véritable compréhension des tunnels de vente et de la vente en ligne dans différents domaines.
Je raconte ça non pas pour me vanter, mais parce que c’est ce projet qui a tout changé, c’est mon tout premier site internet qui est encore en ligne aujourd’hui et géré par d’autres personnes. La preuve par les chiffres, sur mon propre terrain, avec mes propres mains. C’est là que j’ai compris une chose fondamentale : le web fonctionne, mais il ne pardonne pas l’impatience.
La régularité bat le génie
Au Potager Bio n’a pas explosé en trois semaines. Ça a pris du temps. Des mois de contenus publiés sans retour visible, des optimisations répétées, une newsletter construite article après article. Et un jour, la machine s’est mise en route.
C’est la leçon numéro un que j’essaie de transmettre aujourd’hui à chaque client qui me demande « combien de temps avant de voir des résultats ». La réponse honnête : plus longtemps que tu ne le voudrais. Mais si tu tiens, les résultats sont là.
Entre 2011 et 2023, j’ai créé et développé plusieurs sites dans différents domaines : affiliation, e-commerce, dropshipping. Dont un site sur les statues décoratives qui atteignait plus de 5 000 visites mensuelles. Chaque projet m’a appris quelque chose de différent : la gestion d’un catalogue produits, le positionnement, la stratégie d’acquisition, les effets de levier, la structure d’un tunnel de vente, le référencement d’un site e-commerce sur des requêtes très concurrentielles et bien d’autres choses encore.
Je ne suis pas devenu expert en lisant. Je le suis devenu en faisant, en ratant et en ajustant. Tout en conservant cette approche d’apprentissage continue.
Le Covid a révélé quelque chose que je portais depuis longtemps
En 2020. Les commerces ferment. Mes amis se retrouvent face à une évidence brutale : pas de présence en ligne, pas d’alternative. Ceux qui avaient un site, même imparfait, avaient une bouée. Les autres nageaient.
Ils m’ont appelé. Pour des conseils, des questions, des « tu peux m’aider à comprendre ». Et c’est là que quelque chose a changé dans ma tête. Toute cette expertise accumulée depuis dix ans sur mes propres projets pouvait servir à autre chose. Pas juste me générer des revenus personnels. Aider concrètement des gens compétents dans leur métier à être trouvés sur internet.
Ce n’est pas le Covid qui m’a donné l’idée. C’est lui qui m’a rendu la réponse évidente et encore… Il aura fallu attendre quelques années pour clarifier ce point et me rendre compte que j’avais une certaine expertise recherchée.
Ce que j’ai compris sur les indépendants locaux
En 2024, j’ai formalisé ce que je faisais déjà en partie depuis quelques années. Création de sites, SEO, tunnels de vente pour des indépendants et des TPE du Morbihan et de Bretagne. J’ai commencé à mi-temps d’abord, le temps de me séparer de mes anciens éco-systèmes, puis à 100 % à partir de début 2025.
Ce que j’observe sur le terrain depuis cette transition est exactement ce que j’avais pressenti.
Les indépendants locaux ne manquent pas de compétences. Ils manquent de visibilité. Un artisan qui fait un travail impeccable mais que personne ne trouve sur Google, c’est un gâchis. Un centre de formation certifié Qualiopi dont le site n’apparaît nulle part sur les formations qu’il dispense, c’est un marché laissé à des concurrents moins bien équipés.
Le problème n’est presque jamais la qualité de l’offre. C’est la stratégie d’acquisition. Comment les gens arrivent sur le site ? Qu’est-ce qui les retient ? Qu’est-ce qui les pousse à prendre contact ? J’en parle en détail dans l’article Indépendant mais visible : quand tu es seul, ta visibilité n’est pas une option.
Ces questions-là, on aurait dû se les poser avant de créer le site. Dans la plupart des cas où j’interviens, elles ne l’ont pas été. D’ailleurs, au fils de mes expériences web, je me suis rendu compte que chaque nouveau site lancé allait de plus en plus vite grâce à ce temps de réflexion, de clarification en amont.
Ce que je ferais différemment si je recommençais
En 2011, j’aurais voulu qu’on me dise trois choses que j’ai mises des années à comprendre seul.
- La première : le référencement n’est pas une option qu’on ajoute après coup. C’est une architecture qu’on pose au départ. Un site construit sans réflexion SEO, ça revient souvent à tout reprendre.
- La deuxième : la régularité est plus puissante que le perfectionnisme. Dix articles moyens publiés valent mieux qu’un article parfait bloqué en brouillon depuis six mois.
- La troisième : on n’aide pas vraiment un client en lui livrant un site. On l’aide en lui livrant un site qui travaille pour lui, c’est-à-dire un site pensé pour être trouvé, pour être compris, et pour convertir les visiteurs en contacts. La confusion entre les deux est la source de la plupart des déceptions que j’entends dans les réseaux locaux, comme je le disais lors de l’atelier des Réseauteurs sur la visibilité web.
Ce que ces quinze ans m’ont finalement appris sur moi
Je ne suis pas devenu consultant web parce que c’était un bon marché à prendre. Je l’ai fait parce que c’est l’endroit où tout converge pour moi : la vente (apprise depuis les 16 ans), le contenu (construit depuis 2011), la technique (accumulée sur une dizaine de projets), et maintenant l’accompagnement humain.
Le livre que j’écris en ce moment, « Indépendant mais visible », c’est la synthèse de tout ça. Pas un guide académique. Un retour d’expérience terrain, ancré dans le Morbihan et dans des situations réelles, à destination des indépendants qui veulent comprendre et agir plutôt que déléguer sans comprendre.
En quinze ans d’expérience, j’ai toujours la même conviction : le web fonctionne, mais seulement pour ceux qui l’abordent comme un outil sérieux, pas comme un raccourci.
En résumé
Au final, ce que 15 ans de web m’ont appris tient en peu de mots : la méthode prime sur l’intuition, la régularité prime sur le génie, et l’écoute du client prime sur la technique. Ce sont des convictions que j’ai construites sur mes propres projets avant de les appliquer pour les autres. Et c’est ce qui change la nature de l’accompagnement que je propose.
Et ensuite
Si tu veux comprendre comment ton site pourrait vraiment travailler pour toi, je propose un diagnostic de visibilité gratuit et sans engagement. On regarde ensemble ce qui fonctionne, ce qui freine, et ce qu’on peut faire.
Questions fréquentes
Oui. Serveur, barman, crépier, pizzaiolo. Une longue carrière avant de quitter définitivement la restauration en 2011 pour me consacrer au web. Ce parcours atypique est détaillé dans la section parcours de yannick-hirel.com.
Par la pratique, sur mes propres sites. Au Potager Bio a été mon terrain d’expérimentation. Les résultats obtenus (65 000 visites par mois à l’époque) m’ont appris plus que n’importe quel cours.
Je ne travaillais pas pour des clients avant. Je travaillais sur mes propres projets. Le pivot de 2024 est venu d’une conviction : cette expertise pouvait servir à d’autres, en particulier les indépendants locaux du Morbihan que je croisais en réseau et qui avaient des sites qui ne travaillaient pas pour eux.

