Étude de cas · Boutique en ligne

Telle mère, telles filles : la boutique en ligne montée avant l’ouverture du magasin

Coraline préparait l’ouverture de son concept store à Auray. Elle m’a appelé avant de signer quoi que ce soit, à un moment où la plupart des commerçants ne pensent pas encore à leur site. C’est ce qui a tout changé.

Boutique en ligne créée pour Telle mère, telles filles, concept store à Auray
Client
Telle mère, telles filles
Fondatrice
Coraline
Secteur
Concept store Kids & Mums
Lieu
Auray (56)
Projet
Boutique en ligne et écosystème technique

Le point de départ

Coraline partait de zéro. Pas de site, pas de catalogue, et pas encore de magasin : le local d’Auray était en projet. Elle avait en tête un concept store Kids et Mums, une boutique sélective doublée d’un lieu de vie pour les familles.

Son objectif était posé dès la première conversation, et il n’a pas bougé : ouvrir la boutique en ligne en même temps que le magasin, et construire toute sa présence en ligne dès le départ plutôt que d’y revenir plus tard.

Une boutique en ligne sans magasin, c’est un exercice que je connais : c’était le cas de 186, une marque de mode qui n’existait qu’en ligne. Ici la contrainte était inverse. Il allait y avoir un lieu, des horaires, des clients qui poussent une porte, et le site devait servir tout ça au lieu de vivre à côté.

La question qu’on se pose avant d’ouvrir, pas après

Avant le design, avant les couleurs, avant même le nom de domaine, il y avait une question à trancher : quel logiciel de caisse ?

Elle paraît sans rapport avec un site internet. Elle décide pourtant de tout. Dans un commerce, les produits vivent dans la caisse : les références, les prix, les stocks, les entrées de marchandise. Si la caisse et la boutique en ligne ne se parlent pas, il faut saisir chaque produit deux fois, et le catalogue en ligne décroche du magasin dès la première semaine.

C’est le conseil que Coraline est venue chercher, et c’est là que le fait de m’avoir appelé en amont a payé. Nous avons choisi une caisse compatible avec la boutique en ligne, avant l’ouverture. Résultat : elle saisit ses produits une seule fois, dans sa caisse, et les propulse vers le site.

Le scénario habituel est moins confortable. On ouvre, on tourne six mois, on décide de vendre en ligne, et on découvre que la caisse installée à la va-vite ne communique avec rien. Il reste alors deux options, ressaisir le catalogue à la main ou changer d’outil de caisse en pleine activité.

Ce que j’ai réalisé

  • Le conseil technique en amont, sur le choix d’un logiciel de caisse compatible avec la boutique en ligne, avant l’ouverture du magasin.
  • L’installation complète de l’écosystème : le site, la boutique, et la liaison avec la caisse.
  • Le design, construit à partir des éléments d’identité fournis par Coraline.
  • Toute l’arborescence : les pages, les univers, les catégories et leurs sous-catégories, pensés pour que le catalogue ait un endroit où se ranger le jour où il arriverait.
  • La configuration de la boutique : transporteurs et frais de livraison, module de paiement, click and collect pour retirer une commande à Auray.
  • Le paramétrage des ateliers en produits virtuels, pour qu’aucun frais de port ne s’ajoute à une place d’atelier.
  • Google Analytics et la Search Console, installés au lancement plutôt que reconstitués après coup.
  • La validation complète du site avec Coraline avant la mise en ligne.
  • La formation à la prise en main de l’écosystème, pour qu’elle publie ses produits et ses contenus sans dépendre de moi.

Éléments d’identité et visuels fournis par la cliente. Conseil, technique, design, configuration et formation : Yannick HIREL.

Un catalogue saisi une seule fois

Le catalogue est arrivé après, et il est conséquent. Plus d’un millier de références aujourd’hui, réparties en six univers, et une cinquantaine de marques, beaucoup d’artisans français et européens.

Baby & KidsFemmesPour la maisonPapeterie et loisirs créatifsPour luiAteliers

Aucune de ces fiches n’a été saisie sur le site. Coraline les crée dans sa caisse, comme elle le ferait de toute façon pour son magasin, et elles remontent dans la boutique en ligne. Il lui reste à passer derrière pour ce qu’une caisse ne sait pas produire : les métadonnées, la façon dont la fiche va se présenter dans les résultats de recherche.

C’est là que la formation compte plus que la technique. Un catalogue de cette taille ne se délègue pas, il se tient au quotidien. Sa prise en main a été fluide, et c’est elle qui fait vivre sa boutique depuis.

Vendre des objets, et aussi du temps

Le concept store ne s’arrête pas aux rayons. Il abrite Le Cocoon, un espace dédié aux ateliers parents-enfants : éveil sensoriel, portage, massage bébé, langue des signes, yoga parents-bébé, premiers secours, rencontres avec des professionnels de la petite enfance.

Ces places d’atelier se réservent en ligne. Techniquement, ce sont des produits comme les autres, créés dans la caisse et propulsés vers le site. Avec une nuance qu’il faut penser en amont : une place d’atelier se bascule en produit virtuel, sinon la boutique ajoute des frais de port à une prestation qui se consomme sur place, à Auray.

Le détail est minuscule, sa conséquence ne l’est pas. Un parent qui réserve un atelier de portage n’a pas à se demander pourquoi on lui facture une livraison. C’est le genre de réglage qui ne se voit jamais quand il est fait, et qui coûte des paniers abandonnés quand il ne l’est pas.

Le résultat : un site qui n’a pas remplacé la boutique, il l’a ouverte plus grand

Le jour où le magasin d’Auray a ouvert, la boutique en ligne existait déjà. Pas une page « bientôt disponible », pas un compte Instagram en attendant : un site en ordre de marche, connecté à la caisse, avec ses moyens de paiement et ses transporteurs.

Le click and collect fait le reste du travail. On commande depuis chez soi, on récupère au 28 rue du Lait. Le site ne détourne pas les clients du magasin, il les y amène, et il continue de vendre quand le rideau est baissé.

Pour Coraline, la contrainte de départ était le contraire d’un luxe : monter tout ça en même temps qu’elle préparait une ouverture. C’est aussi ce que permet un site construit sur mesure autour d’un métier plutôt qu’un modèle acheté sur étagère : il épouse la façon dont le commerce fonctionne, au lieu de lui imposer la sienne.

Ma conviction

Un commerce se prépare avant d’ouvrir, et sa technique aussi. Le jour où on choisit sa caisse, on a déjà décidé de ce que sa boutique en ligne pourra faire, et de ce qu’elle ne pourra plus.

Yannick HIREL

Un commerce à ouvrir, en ligne et en boutique ?

Une ouverture qui se prépare, une caisse à choisir, un catalogue à mettre en ligne sans le saisir deux fois : parlons-en avant, pas après.

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